Fujifilm GFX 50S, petite prise en mains

J’ai eu le plaisir de pouvoir faire un test rapide avec le nouveau moyen format de Fujifilm, le GFX 50S. Une petite heure avec l’objectif standard et 3 modèles venus poser en lumière naturelle. C’est à l’occasion d’un « event » Sigma au musée du jeu de la Tour de Peilz au bord du lac Léman en Suisse, que j’ai pu tâter du moyen format Fuji.  Il y a quelques semaines de cela, j’ai eu l’occasion aussi de tâter du dernier petit Hasselblad, une petite merveille de compacité et très bien réalisée d’un point de vue prise en main. En comparaison le GFX50 est bien plus gros, mais on reste dans le volume d’un Canon 5D MkIII et d’un 35mm Sigma. Par contre pour aller dans la même comparaison, le GFX est plus léger. Etonnamment léger.

Eloïse G.

Pour la prise en main, on est comme avec un gros X-T2 ou un X-Pro2 mais avec plus de boutons. Rien à voir avec une quelconque crise d’adolescence, ici Fuji est dans un monde connu. Fujifilm maîtrise en effet depuis bien des années le moyen format, avec la fabrication des objectifs pour Hasselblad et aussi ses propres appareils moyen format télémétriques en version film. Un élément qui choque un peu, c’est l’écran bien proéminent à l’arrière. La rencontre de cet écran avec un autre objet proéminant, je parle de mon nez ne font pas forcément bon ménage. Mais l’écran s’incline, et permet donc de faire des images différentes avec des points de vue décalés ou sans avoir la tête derrière. Vraiment efficace, comme sur tout autre appareil permettant cette pratique.

Gwendoline M.

L’écran est tactile, là, aussi la tactilité fonctionne aussi avec mon nez. Pas cool lorsque le point de mise au point change de manière nasale. Et oui, la nature m’a fournie avec un roc ! … un pic… un cap ! Enfin bref, un ustensile difficilement maîtrisable avec un « nezcran » tactile si proche de mon visage. Mais je pense que l’autre viseur inclinable devrait permettre de totalement réduire ce petit problème d’appendice. Le viseur est quant à lui, bon, bien documenté, très clair et bien défini. C’est un vrai plaisir de mâter au travers.

Lisa D. Model #2

Je me suis retrouvé avec cet appareil dans les mains, j’ai eu des problèmes avec mes cartes mémoires qui se remplissaient bien trop vite, occupé par ces détails, je n’ai pas regardé où je me situais avec la molette des ISO, bloquée à 3200… Un détail, qui avec bien d’autres appareils serait catastrophique, mais pas avec le GFX. 3200 ISO c’est comme 400 ISO sur un Sony ou un Nikon. J’exagère à peine. Je viens de revendre un D810 et un Sony A7II et je pense que la comparaison est pertinente. Deux éléments me semblent vraiment intéressant ici, c’est que la taille des pixels reste raisonnable avec 5.3 microns. On est plus gros que ce que l’on trouve sur un Nikon D810 avec 4.9 microns et les un peu moins de 6 microns du Sony A7II. En comparaison un Fuji X-T2 ou X-Pro2 ont une taille de pixel de 3.9 microns.

Lisa D. Model

Les capteurs modernes ont des pixels de plus en plus petits, c’est une tendance qui aujourd’hui permet d’avoir une résolution qui est plus importante. Mais le problème, c’est que le capteur ne fonctionne pas seul, il faut lui adjoindre un objectif. Et le problème, reste la diffraction. Le spot de lumière à une certaine taille. Parfois il est plus grand que la taille du pixel. Avoir 36 millions de pixels avec un Nikon D810 n’a de sens que si l’objectif qui est monté devant est de bonne facture. Bref je m’égare la moindre, mais tout ça pour dire que le GFX 50S se débrouille très bien avec du 3200 ISO sans que ça ne se voit.

Eloïse G.

Ce qui surprend, c’est que le Fuji se pilote très facilement. La mise au point est rapide, les objectifs sont gros mais ils sont aussi légers, C’est une très belle machine à capturer la lumière. Bref un objet très intéressant qui va certainement chambouler pas mal le monde du moyen format. Ses applications ne seriont certainement pas que commerciales. La légèreté du boîtier va aussi permettre de l’utiliser en reportage ou lors de mariages. Les résultats sortant de cette machine sont vraiment intéressants, il y a un incontestable effet Wouaw. Il y a un potentiel incroyable, mais il est vrai aussi qu’il faut avoir un réel besoin de ce genre de matériel. A 8-9K pour un boitier et un objectif de base, c’est clair que ce n’est pas donné, mais ça reste 4 à 5 fois moins cher que ce qui se fait avec un Hasselblad ou un Phase One. Le capteur est plus gros aussi.

Est-ce que je vais aller vers ce genre d’engins maintenant. La réponse est clairement non. Pas le temps ni le besoin. Mais à l’avenir, qui sais, pourquoi pas. Merci encore à Fujifilm de m’avoir permis cette prise en mains, ce fût des plus intéressants.

A ciao!

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2 réflexions sur “Fujifilm GFX 50S, petite prise en mains

  1. J’ai aussi été agréablement surpris par cette machine à rêve. On plane tellement avec son rendu (me rappele mes blad et bronica argentiques), sa dynamique,… qu’il est difficile de revenir sur terre et travailler à nouveau avec du 24×36 ou de l’aps-c…
    Et la légèreté de la bête, permet une portabilité étonnante.
    Saluti

  2. L’avantage avec le gfx est qu’il est aussi possible d’utiliser les objectifs prévus pour 24×36. Donc ça ouvre une vaste gamme de possibilités.

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